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Une partie de l'intrigue de La Scribe
se déroule dans des scriptoriums d'abbayes.
Que sait-on aujourd'hui de ces ateliers ?
Le mot scriptorium est dérivé du latin scribere, qui signifie écrire.
Avant l'invention de l'imprimerie par Gutenberg au XVe siècle, les scribes, clercs ou laïcs, réalisaient des copies des manuscrits, qui étaient parfois décorés par des enlumineurs, dans des ateliers d'écriture appelés scriptoriums. C'est également là qu'étaient réalisées les traductions.
Annexe de la bibliothèque, le scriptorium n'était pas toujours une salle à part entière. Une cellule monastique pouvait très bien se transformer en scriptorium lorsqu'une institution ou un particulier commandait une copie de manuscrit à une abbaye qui ne disposait pas d'une officine d'écriture. Le scriptorium se réduisait alors à sa plus simple expression : la planche de bois sur laquelle le copiste écrivait.
Pendant la période carolingienne, les scriptoriums se sont développés, comme par exemple dans l'abbaye bénédictine de Fulda évoquée dans le roman, ou bien à Saint-Martin de Tours, sous l'impulsion d'Alcuin.
Si les scriptoriums étaient sans conteste des hauts lieux du savoir, il convient de corriger quelques idées reçues. Dans les abbayes, on ne copiait pas uniquement des manuscrits pour enrichir la bibliothèque. Les ateliers produisaient au gré des commandes (textes liturgiques, administratifs, etc.), qui représentaient une source non négligeable de revenus.
Et si on imagine aujourd'hui le moine copiste comme un être érudit, il se trouve que certains ne savaient pas lire et se contentaient de reproduire des pages sans comprendre ce qu'ils écrivaient - fait qu'Antonio Garrido souligne d'ailleurs dans son roman.
Pour en savoir plus :
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